Grand : 50 ans de découvertes, 2 000 ans d'histoire
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C'est de Grannus que dériverait le nom du village, "Gran" devenu "Grand"
Grannus était vénéré par les Gaulois comme dieu guérisseur. Le dieu Grannus (le brillant) a été associé par les Romains au dieu Apollon.
Quelques objets découverts sur le site témoignent de la fréquentation du site dès l’époque gauloise.
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L'amphithéâtre
Avec sa capacité de 17 000 places, il se classe parmi les dix plus vastes du monde romain. Imaginez les fêtes, les combats d’animaux, de gladiateurs se déroulant à Grand. Mais pourquoi avoir choisi de l’installer sur ce promontoire calcaire ? En raison de l’eau et sa résurgence énigmatique, ou de l’inscription du site sur la voie romaine allant de Strasbourg à Lyon ?
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Visite de l'Empereur Caracalla ?
Suivant l'historien Dion Cassius (Histoire Romaine, LXXVIII, 15, 5-6), l'empereur Caracalla, recherchant "la guérison de son corps ou de son âme" est venu en pèlerinage aux trois points, de l'ouest, du centre et de l'est de l'Imperium Romanum.
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Templum toto orbe pulcherrimum, ou le "sanctuaire le plus beau du monde"
On rapporte que lors d’un voyage à Trèves, l’empereur se serait détourné de sa route pour se rendre au « plus beau temple du monde », mentionné dans le panégyrique de Constantin.
Les sources antiques évoquent ce pèlerinage au cours duquel il aurait reçu une vision divine présageant un règne long et heureux.
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Le martyre de sainte Libaire
Elle fut, selon la légende, décapitée en 362 sur l'ordre de l'empereur Julien l'Apostat qui venait rétablir le culte païen en Gaule.
Cette exécution a entrainé la christianisation du culte de l'eau, la destruction du sanctuaire païen ainsi que l'abandon de l'amphithéâtre.
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La source
Colmatage de la source miraculeuse de sainte Libaire.
La chapelle dite de la place a conservé jusqu'à la Révolution « une masse d'ex-voto et de béquilles de toutes formes laissés par les malades en signe et en reconnaissance de leur guérison »
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Le culte d'Apollon
Une inscription* sur une plaque de bronze (tabula ansata), munie de deux ailerons en queue d'aronde, permet d'attester le culte du dieu à Grand.
* Fidelis, affranchi de Silvanus, a accompli son vœu à Apollon, à juste titre et de bon gré
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La mosaïque
Dégagée en 1883, elle est considérée comme une des plus grandes œuvres du genre connues en Europe (232 m²). La fonction du bâtiment qu'elle ornait reste cependant mystérieuse : s’agissait-il d’une basilique civile, d’un temple, ou encore de la salle d’apparat d’une très riche demeure ?
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Les sculptures
En 1960, le site de Grand connaît une grande effervescence à la suite de la découverte d’une collection exceptionnelle de sculptures supposée provenir du temple d’Apollon.
Si les bâtiments de culte n’ont laissé que peu de traces, une trentaine de variétés de marbres provenant de tout l’empire romain ont tout de même été recensées.
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Les découvertes
A partir des années 1960, les ruines du gigantesque amphithéâtre sont progressivement dégagées.
Ces fouilles concernent en tout premier lieu l’amphithéâtre, qui va être dégagé en totalité, mais également l’enceinte longue de 1760 mètres qui ceinture une partie de l'agglomération.
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Des tablettes d'origine égyptienne
Entre 1967 et 1968, plus de 200 fragments d'ivoire à décor gravé sont découverts dans le puits "Jean Duvaux" à Grand. Ils proviennent de tablettes astrologiques délibérément brisées et jetées au fond du puits.
Mais le mystère reste complet : pourquoi tenter de faire disparaître ces dyptiques avec un tel acharnement ?
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Les puits
Les recherches menées par Jean-Paul Bertaux ont permis la reconnaissance d’environ quinze kilomètres de conduits, et plus de 300 puits ou cheminées d’accès dont la fonction était vraisemblablement d’aménager et d’entretenir ces souterrains. Le mystère demeure !
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Cinquante ans de fouilles
Le Conseil général des Vosges a mis en place, en partenariat avec le Ministère de la Culture, un Projet Collectif de Recherche visant notamment à effectuer un bilan documentaire et archéologique du site. Ainsi, des conventions ont été établies avec les universités de Nancy, Besançon et Paris-Sorbonne.
Sur les traces d’Apollon...
Grand n’est pas un village ordinaire. Pour y parvenir, il faut traverser de vastes forêts avant de découvrir, au cœur
d’une clairière, une architecture typique des confins de la Champagne et de la Lorraine. L’étonnement
est d’autant plus grand lorsque l’on y découvre ses vestiges antiques. Son amphithéâtre et sa
mosaïque figurent parmi les plus grands du monde romain.
Petit à petit, la poésie de ce lieu opère et si l’on s’y attarde, on y découvre ce que fut ce vaste sanctuaire
dédié à Apollon Grannus, dont les guérisons et les prédictions étaient recherchées par les plus grands.
Depuis 1960, de nombreuses recherches archéologiques se sont succédé. C’est pourquoi, de manière à
célébrer ces cinquante années de découvertes, le Conseil général vous emmène sur les traces d’Apollon
à travers un ensemble de manifestations soulignant la richesse de ce site archéologique.
Visites virtuelles
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